doual’art prépare le SUD

9 avril 2007

L’espace d’art contemporain doual’art a abrité du 3 au 17 mars derniers, le Symposium Ars&Urbis, moment de rencontre et d’échanges entre les professionnels de la culture venus du monde entier en préludeau Salon Urbain de Douala annoncé pour décembre.

Dans les jardins de doual’art à Bonanjo, ce vendredi soir, 16 mars, on peut voir une trentaine de personnes les yeux rivés sur la toile sur laquelle sont projetées les dernières créations de l’artiste vidéaste AchilleKà. Guidés par les commentaires que l’artiste expose de temps en temps, ils paraissent vraiment tous porter un grand intérêt à la présentation. C’est d’ailleurs sans surprise que l’assistance applaudira à la fin. Des présentations comme celles là sont venues ponctuer la plénière de clôture du symposium Ars&Urbis. Chaque participant sera appelé à donner un aperçu du projet dont il a entamé la réalisation pendant le symposium. Une rencontre qu’il faut bien comprendre comme se tenant en prélude au SUD, le Salon Urbain de Douala annoncé pour décembre. Le SUD va projeter dans l’espace urbain des oeuvres d’art, des animations et offrir des espaces d’échange et de réflexion. L’espace doual’art, promoteur du SUD et organisateur du symposium, a commencé à communiquer au sujet de cet évènement inédit en le présentant aux médias ainsi qu’aux artistes en février dernier. Un évènement dont la particularité réside non seulement dans le fait innovateur qu’il imbrique dans l’espace urbain un certain nombre de réalisations artistiques, mais également parce qu’il se situe au bout d’un parcours commencé depuis 2005,  quand fut lancé le premier symposium Ars&Urbis. La rencontre de mars dernier était en réalité un atelier international qui a réuni des acteurs culturels venus du Cameroun, d’ Afrique du Sud, du Maroc, des Pays-Bas, d’Italie et des Etats-Unis. Pendant deux semaines, ils ont travaillé autours de la question du rôle de l’action artistique dans le contexte de Douala. Artistes, architectes, promoteurs culturels, journalistes spécialisés, critiques d’art, et autres professionnels ont été amenés à observer la ville et à effectuer des recherches sur place, ceci en vue de produire une base de données historiques, géographiques, démographiques et socioculturelles qui vont elles même permettre de créer une vision inexplorée de la ville,  vision qui va porter des initiatives artistiques inédites. Au bout de quinze jours de travail collectif, on a pu avoir une idée précise de ce que certains des participants se proposent de faire. Leurs travaux vont aborder des thèmes aussi divers que la mobilité ou la circulation urbaine, les sites historiques, les lieux dits, et les supports utilisés vont de la vidéo à la peinture en passant par la photo, le son et l’écriture. Hervé Youmbi se propose ainsi  de recenser les carrefours, les quartiers aux noms insolites donnés et adoptés par les citadins, pour enfin produire une carte géographique mettant en exergue « les lieux dits » et une légende intégrant l’origine de ces lieux. Aser Kash lui, voudrait transformer un de ces mototaxis communément appelés “Ben-skin